Sans le cinéma, la vie serait une erreur

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mercredi 24 août 2005

Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil

Est-ce qu'il faut être gentil ?

Dire qu'une fille est gentille, c'est souvent péjoratif. En tout cas, c'est ce que dit Pierre (Thierry Lhermite) au sujet de Mme Musquin dans une des répliques cultes du Père Noël est une ordure :

« Écoutez, Thérèse, je n'aime pas dire du mal des gens, mais effectivement, elle est gentille. »

Pourtant toutes les filles sont gentilles, non ? Enfin, c'est Skorecki qui le dit...

« Les filles s'imaginent méchantes ?

Evidemment.

Pourquoi ?

Parce qu'elles sont gentilles.

Toutes gentilles, tu veux dire ?

Bien sûr.

Et elles rêvent d'être méchantes ?

Bien sûr. »

Skorecki se demande aussi dans le même billet à propos de Choses secrètes quels sont les cinéastes gentils :

« Ne pas oublier que Tourneur était très gentil. Brisseau aussi. Brisseau surtout. Ils sont combien les grands cinéastes qui ne sont pas des crapules ?

­Je ne sais pas. Quinze ou seize

Tu veux rire.

Combien ?

Tourneur, Brisseau. C'est tout. »

A propos de Brisseau, qui a quand même dépassé les 60 ans, Frédéric Bonnaud le qualifie quand à lui dans Film Comment de professional bad boy :-)

Alors, Brisseau, un gentil mauvais garçon ?

mardi 23 août 2005

Y a t-il un pilote dans l'avion ?

Beaucoup d'incompréhensions dans les discussions en Informatique proviennent du fait que contrairement à l'automobile ou l'aviation par exemple, la plupart des gens ne font pas la distinction entre les utilisateurs et les ingénieurs. En informatique comme en automobile, il y a les bons et les mauvais conducteurs, les pilotes et les ingénieurs.

Et l'utilisation d'un programme complexe, comme la conduite automobile, ça s'apprend. Certes, en informatique comme en automobile, il y a des choses qui doivent être intuitive, quand on tourne le volant vers la droite, on va à droite. En informatique, c'est un peu moins évident, pour arrêter Windows, il faut appuyer sur le bouton démarrer :-) Vous pouvez lire à ce sujet réponse du PDG de General Motors à Bill Gates.

Mais le conducteur expérimenté et même le pilote de F1 n'a qu'une idée vague de la façon dont on conçoit un moteur. De même le "pilote" informatique, c'est à dire la personne qui maîtrise très bien un logiciel et l'utilise depuis des années, même dans un domaine très spécifique, doit comprendre qu'il existe une barrière entre sa connaissance d'utilisateur de l'informatique et le développement logiciel. Avant d'avoir appris quelques langages informatiques, écrit et débuggé des milliers de ligne de code dans un programme un peu complexe, on ne peut avoir qu'une idée assez vague du développement logiciel et de ses contraintes. En automobile, je dirais que je ferais plus confiance à un ingénieur mécanique sortant de l'école pour m'expliquer comment on conçoit un moteur qu'à Schumacher !

Cette croyance que la frontière entre les utilisateurs et les ingénieurs est perméable provient peut-être du mythe de « l'ado de 16 ans qui crée un logiciel révolutionnaire ». Dans les faits, les bons programmeurs sont passés par une université ou une école d'ingénieur. La programmation demande beaucoup de rigueur, que les études académiques apportent, même si l'informatique, c'est 10% de théorie et 90% de pratique.

dimanche 14 août 2005

24 Hour Party People

La dernière fois, je m'étais promis de rentrer à l'ageHa avec mon appareil photo dans la chaussette. Et bien, c'est fait :-)

Voici donc, après les photos volées du yellow et du FRF, les photos volées de l'ageHa (photos non cadrées ou alors très hativement) dans une soirée ou figurait la star des DJ japonais, Ken Ishii :

ageHa

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samedi 13 août 2005

Par où t'es rentré ? On t'a pas vu sortir

Une série d'articles de Libération sur les jeunes français qui partent à l'étranger avec un article principal intitulé Quitter la France pour mieux respirer. Les articles sont plutôt orientés sur le dégoût de la France, même dans l'article Cosmopolitisme, avec des formules chocs comme « Cela s'appelle voter avec ses pieds. Tout émigrant souscrit une motion de censure contre le pays qu'il quitte, même quand il ne vise qu'à y revenir en meilleure posture. ». Seul la fin de l'article est peut-être plus proche de la réaliténbsp;:

« Ne peut-on aussi voir dans cette tentation de l'émigration l'expression d'une assurance quant à sa valeur personnelle, d'une estime de soi et d'une ouverture d'esprit qui font honneur à la société qui les produit ? Beaucoup des jeunes exilés reviendront, certains détrompés, d'autres revigorés, tous plus riches d'expérience. Le cosmopolitisme dont une société est capable est aussi une preuve de sa maturité. »

vendredi 12 août 2005

Oublie tout ce que je t'ai dit

Le langage m'intéresse beaucoup, les mots que j'aime ou que je n'aime pas, les mots qu'emploient les autres... et depuis que je travaille avec des québécois, c'est un amusement de tous les jours.

Récemment j'ai entendu le terme pleuviner, que je n'avait jamais entendu. Il me semblait que c'était du patois, mais ça semble plus compliqué que ça. Il est présent dans le dictionnaire Littré de 1872 avec cette définition :

« Terme populaire. Se dit d'une petite pluie. »

Le très bon dictionnaire des synonymes renvoie : « bruiner, crachiner, pleuvasser, pleuvocher, pleuvoir, pleuvoter, pluvioter ». Mais il n'est pas présent dans le Grand dictionnaire terminologique de l'Office québécois de la langue française, qui est pourtant certainement le meilleur dictionnaire français comtemporain en ligne.

Il n'est pas présent dans le dictionnaire de l'Académie Française en ligne qui s'arrête à onglette... Ce dictionnaire est par ailleurs un exemple parfait d'interface utilisateur mal foutue, il ne faut pas pas moins de trois liens à partir de la page d'accueil du dictionnaire pour arriver sur une page au contenu assez obscure, alors que tout ce qu'on voulait, c'est un bête champ de saisie avec un bouton Recherche ! C'est réalisé par un laboratoire du CNRS, l'ATILF, Analyse et Traitement Informatique de la Langue Française, et en plus, ils ont l'air d'en être fier...

On trouve beaucoup de dictionnaires sur une liste de lexilogos.com, et notamment le Dicomoche, qui vous apprend à parler moche. La citation du jour :

« Après une adresse au destinataire qui relève autant de la fonction phatique que du code social, le destinateur utilise des socio-lexèmes valorisants et conclut par une intrusion du sujet avec marqueur temporel défini. »

Mais aucun de ces dictionnaire ne comprend le mot de patois côme, ou peut-être caume, phonétiquement. Même cette jolie liste de patois angevin fait l'impasse sur ce terme. Je pensais que ce terme faisait partie intégrante de la langue française avant que je ne l'emploie avec des non-angevins, l'étendu du terme est peut-être d'ailleurs plus large, le grand Ouest ? En effet, le terme désigne une chose simple, et je ne connais pas de mot équivalent dans aucune langue. Pour vous expliquer, si vous prenez un marteau et que vous frappez sur une voiture, vous voyez ce que ça fait ? Et bien, c'est une côme. On peut dire aussi qu'on a cômé la voiture, ou que la voiture est cômée. C'est simple non ? En quelque sorte une bosse inversée produite par un coup si on devait tenter une définition. Et ça peut aussi s'appliquer sur d'autres objets, une bouilloire ou une machine à laver peuvent être aussi cômées.

Militons donc pour l'inclusion de ce mot dans la langue française en l'employant dès que vous le pouvez et ainsi enrichir le français d'un concept que tout le monde nous enviera !

jeudi 11 août 2005

You've Got Mail

Au hasard de mes pérégrinations googleliennes sur la toile, je me suis collé sur un article intitulé Communication électronique : attention, danger !

Selon cet article, la communication se répartit comme suit : « 55% pour les signaux non verbaux (apparence, comportement), 38% pour les signaux verbaux (vocalisation du message) et seulement 7% pour le contenu du message. ». L'e-mail c'est donc 7% des possibilités de communication... On peux alors affirmer comme le sociologue Saadi Lahlou que « L’e-mail est grossier par nature »

Une autre réflexion extrêmement intéressante dans cet article, un fait dont on se rend bien compte en travaillant dans une entreprise japonaise :

« Edward Hall oppose des contextes culturels "riches" et "pauvres". Dans les premiers, les communicants, se référant à un fond culturel très largement et implicitement partagé, n’ont qu’un faible besoin d’expliciter l’information (exemple : le Japon). Dans les seconds, les communicants, ne partageant avec leurs semblables que peu de représentations structurantes, éprouvent au contraire le besoin d’expliciter l’information (exemple : les Etats-Unis). »

mercredi 10 août 2005

Empire of the Sun

Un Week-End à Shikinejima

Shikinejima

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vendredi 5 août 2005

Histoires de fête

Il a deux semaines, j'ai été un peu fou et je suis monté sur le Mont Fuji pour la deuxième fois, un proverbe japonais affirmant que « le sage gravit le Fuji une fois, seul le fou le ferait deux fois ». Et le Week-end dernier, j'ai été encore un peu plus fou en enchaînant un marathon de 3 jours de concerts au Fuji Rock Festival.

Fuji Rock Festival 2005

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mercredi 3 août 2005

Fuji

Mt Fuji

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