Sans le cinéma, la vie serait une erreur

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jeudi 29 septembre 2005

François Truffaut ou L'esprit critique

Jacques Laurent, dans Arts, 14 février 1955, repris dans La cinéphilie de Antoine de Baecque, p.161, 2005 :

« Il y a deux sortes de critique de cinéma. D'abord une critique dont l'enseigne pourrait être "cuisine bourgeoise". Elle est brave fille, désireuse de s'accorder avec les goûts du gros public et pratiquée par des gens pour qui le cinéma n'est pas une religion, mais un passe-temps agréable. Et puis il y a une intelligentsia qui pratique la critique à l'état furieux. Truffaut est des représentants les plus doués de cette dernière sorte de critique, phénomène récent qu'il faut examiner attentivement. L'intelligentsia dont je parle se croit, ou se veut, en état de belligérance. Tous les assauts lui sont bons puisque le dieu du cinéma reconnaîtra les siens. Qu'elle approuve ou qu'elle condamne, cette critique est furieuse parce que, jugeant les films à travers une éthique et une esthétique qu'elle s'est formés à la cinémathèque, elle est toujours en état de guerre contre la critique embourgeoisée et souvent en désaccord avec les recettes cinématographiques, c'est-à-dire avec le public. »

vendredi 9 septembre 2005

El Ángel exterminador

Selon un article de Libération, Brisseau a commencé le 6 septembre à Paris le tournage de son prochain film Les anges exterminateurs. Ce serait « l'histoire d'un cinéaste qui fait le casting de son film érotique et se retrouve confident de femmes à la recherche du plaisir. ».

Brisseau rebondirait donc sur Choses secrètes et le procès en cours dont je ne préfère pas parler avant le jugement.

Et si on se tournait encore vers Skorecki ? Je viens de retrouver sa prose à ce sujet :

Et Brisseau ?

Il serait encore vivant, malgré plusieurs tentatives d'empoisonnement. Les juges du tyran essayeraient de le faire tomber pour détournement de mineures impériales.

Ah bon, il a fait ça, Brisseau ?

Bien sûr que non, couillon. Brisseau est un ange, même si des féministes perverses lui proposent à l'occasion de ne jouer que des serial killers dans des films de série.