Sans le cinéma, la vie serait une erreur

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 22 novembre 2005

Choses secrètes

Les suites de ce qu'on appelle maintenant l'affaire Brisseau

Le dernier numéro des Inrockuptibles (n° 520) publie à coté d'un article sur l'affaire le texte de la pétition en affirmant le soutien de la rédaction des Inrocks à celle-ci.

Beaucoup de commentaires divers dans les blogs vivre fatigue..., abraham, à la suite d'un article d'Allociné ou dans un autre blog. Ces commentaires proviennent souvent de personnes qui n'ont manifestement pas vu Choses secrètes, et qui ne savent donc pas de quoi ils parlent, ce qui engendre des incompréhensions multiples.

Et à cela vient s'ajouter, après l'article de Skorecki, un billet dans un blog du Nouvel Obs, auquel je répondrai point par point, pour démonter les contre-vérités qui sont propagées dans cet article et d'autres par la même occasion.

Le blogueur Daniel Jacob commence ainsi :

« Vous allez voir que Brisseau va s’en sortir avec une auréole sur la tête, pas seulement sur le pantalon. »

L'auteur a au moins le mérite d'être clair dès le début, son billet est à charge et dégueulasse, la suite ne nous surprendra donc pas.

Read next

mardi 15 novembre 2005

Before Sunrise

Et découvert en écoute également à l'Institut, l'album Before The Dawn Heals Us de M83, électro française revigorante.

Je lis très peu la critique musicale, en étant toujours étonné par l'imagination dans les descriptions de musiques que j'aurais un mal fou à qualifier moi même :

  • sur labels.tm.fr : moderne et onirique, via une électronica spatiale et mélodique
  • sur liabilitywebzine.com : electronica novateur, lisse et planant a souhait, Hypertrophié, souvent excessif, et plus drôle, par un autre chroniqueur : l'album du changement, voire de la maturité. Un peu comme un furoncle qui forme une bosse sous la peau, avant de former une excroissance remplie de liquide séreux qui déforme la jour du condamné.
  • dans bandeapart.fm : un troisième album bipolaire, entre l'intensité de décharges sonores érigées en cathédrale et la légèreté de volutes mélodiques orbitant quelque part en apesanteur.

lundi 14 novembre 2005

Accords et désaccords

Hier, à l'Institut, trois films inégaux.

Commençons par les mauvais :

  • Massai (2004)
    1. On ne m'avait pas prévenu que c'était en langue massai sous-titré en japonais :-o
    2. malgré ce point, le film aurait pu se regarder, si la musique n'était pas aussi plombante, si les couleurs n'étaient pas aussi dégoulinantes, si tout n'était pas aussi appuyé, si le cadre n'était pas toujours aussi resserré, bref si ce n'était pas filmé comme de la télé.
    3. je suis parti au bout de 30 minutes
  • Exils (2004) de Tony Gatlif
    1. plein de bonnes intentions et c'est malheureusement c'est à peu près tout. La aussi tout cela est tellement appuyé et sans rythme.
    2. je me demande encore comment Tarentino a pu donner le prix de la mise en scène à ce film à Cannes en 2004 tant cette même mise en scène est indigente. Tarentino a baissé dans mon estime.
    3. je suis aussi parti au bout de 30 minutes, surtout que la bande annonce raconte tout le film et qu'on a vu trois fois (oui, aussi au début de ce film qu'elle promeut !), et même ce best of n'est pas terrible...

Et, bizarre journée, intercalé entre ces deux films, L'enfant (2005) de Luc et Jean-Pierre Dardennes. Comme dans Rosetta, Le fils ou La promesse, un film "coup de poing dans la gueule". La misère sans le misérabilisme. La rage pour s'en sortir. La violence qui fait mal. La moral sans moralisme. La croyance en l'humanité. Et une Palme d'or 2005 que le film méritait dix fois, comme Rosetta, Palme d'or en 1999.

dimanche 13 novembre 2005

Verdict

Brisseau a été condamné.

Une pétition circule avec le texte suivant :

« Nous aimons les films de Jean-Claude Brisseau. Nous avons vu et admiré De bruit et de fureur, Noce blanche, L’ange noir, Choses secrètes etc. La manière dont certains medias ont rendu compte du procès qui lui est fait nous semble insupportable. C’est un artiste, un artiste blessé. Jean-Claude Brisseau n’est pas seul, nous sommes à ses côtés. Nous le soutenons et attendons ses films à venir. Tous ses films. »

Cette pétition (fichier doc) est notemment signé par Louis Skorecki (lire aussi Brisseau, le faux coupable dans Libération), Jean-Sébastien Chauvin (sur son blog : le coupable idéal), André S. Labarthe, Sabrina Seyvecou (actrice de Choses secrètes, le film en cause), Hélène Fillières, Claire Vasse, Catherine Millet,...

Je soutiens cette pétition.

samedi 5 novembre 2005

Shrek

Jean-Claude Brisseau est-il un ogre ?

C'est en tout cas ce qu'on l'air de vouloir nous faire croire les derniers articles sur le procès du cinéaste dans Le Monde, L'express et Nouvel Obs (d'après AP).

On sent quand même dans tous ces articles parus ces derniers jours et auparavant qu'il y a d'un côté ceux qui ont vu les films de Brisseau et de l'autre ceux qui se contentent de broder autour des préjugés sur le cinéma et de mots qui frappent les esprits : « les actrices qui couchent », les réalisateurs et producteurs « prédateurs, », le « harcèlement sexuel »,...

Pour moi, Brisseau, ce sont ses films. Et pour coller à l'actualité, rappelons que le meilleur film sur les banlieues françaises a été réalisé en 1988 par Brisseau : De bruit et de fureur. Sept ans avant La Haine, Brisseau racontait la violence dans les cités d'après sa propre expérience. Il a été professeur de français pendant 20 ans à Clichy, Bagnolet et Aubervilliers avant de devenir cinéaste.

jeudi 3 novembre 2005

Le procès

Le titre de l'article du Nouvel Obs, Les étranges castings de Jean-Claude Brisseau, reflète assez peu le ton de François Caviglioli qui se pose plutôt en défenseur du « colosse ventru, rugueux, hirsute » qu'est Jean-Claude Brisseau.